Lundi 4 mai 2009
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06:00
La
sous-traitance était utilsée soit en pointe d'activité sur une courte durée, soit pour des compétences particulières et non disponibles dans l'entreprise.
Puis est apparue la notion de "coeur de métier". Peu à peu, la sous-traitance s'est
étendue à des métiers jugés "non coeur". Nous avons alors assisté à des appels pour des activités tertiaires, de commerce (back office), de logistique...
Ensuite on a entendu parler d'externalisation, de course aux gains de productivité, de
concentration, etc. Le "coeur de métier" s'est peu à peu réduit.
Aujourd'hui, les vagues de départs en retraite, le manque d'anticipation par une mauvaise gestion des compétences, le creux des investissements des dix dernières années nous amènent à entendre
parler de priorisations pour expliquer qu'il faut externaliser ou sous-traiter.
Dans l'entreprise des parents pauvres sont apparus (tertiaire, distribution, logistique...) à qui il est demandé toujours plus de productivité.
Certains métiers dits "coeur" commencent à être touchés, on veut externaliser même les astreintes. Ça craque partout. À la branche
commerce on perd des emplois en masse, à l'ingénierie la charge devient insupportable, à ERDF on perd la connaissance, à l'exploitation on perd le savoir... Qui aura le courage d'arrêter ce processus avant qu'il ne soit trop tard ?
Par PPesteil
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