Article récent

Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /2009 13:00
EDF a payé British Energy 13,520 milliards d'€, soit bien trop cher à mon avis. C'est pourquoi j'ai refusé d'approuver cet achat en septembre 2008.
A l'époque, il avait été dit que le partenaire (Centrica) reprendrait 25% de British Energy, au prix où EDF l'avait acheté (774 p/action). Cela représentait donc un retour attendu pour EDF de 3,380 Md€.
EDF vient de conclure un accord avec Centrica, sous réserve de l'approbation par l'assemblée générale des actionnaires de cet opérateur britannique. Cet accord prévoit le rachat de 20% (manque à gagner de 676 millions d'€) et une remise de 6% sur le prix d'achat (manque à gagner de 203 M€). Si on enlève la part que Centrica prend sous forme de Contingent Value Rights (CVR) qui représente 92 M€, le manque à gagner final est donc de : 676 + 203 - 92 = 787 M€ tout de même.
Cet accord avec Centrica alourdit encore la note de British Energy, donc l'endettement d'EDF, donc pourrait générer de nouvelles cessions d'actifs. Les actionnaires, État français en tête, ne manqueront pas d'exiger la diminution de cette dette.
C'est pourquoi je me suis abstenu une fois encore lors de l'approbation de ce contrat. En effet, Cette opération à trois, EDF/Centrica/SPE, a du sens d'un point de vue stratégique puisque EDF aura un partenaire fiable au Royaume Uni et va s'implanter en Belgique. Mais le coût global de British Energy, qui était déjà trop élevé se trouve encore augmenté.
Pour rappel, vous trouverez
ici mon analysede septembre dernier sur l'opération British Energy.
 
Par PPesteil - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés