Vu du Conseil d'Administration d'EDF
La participation des agents à l'élection des
représentants des salariés au Conseil d'Administration d'EDF a été, avec 45,41%, très
faible. L'analyse par entreprise et par Direction que vous trouverez ici montre
des contrastes importants.
D'un côté, c'est un peu comme si les plus inquiets vis à vis de la gouvernance d'EDF avaient voulu exprimer leur attachement à la maison commune. Les agents
de RTE, avec 57,97%, tirent la participation vers le haut et ont clairement montré ainsi leur attachement à la maison
mère EDF. Il faudra s'en rappeler si cette dernière osait proposer de se séparer d'une partie de son gestionnaire de réseau de transport. Les agents de
l'hydraulique, avec 60,98% de participation, semblent vouloir dire que malgré l'inconsidération qu'ils ressentent dans
l'entreprise, on peut compter sur eux.
Au-delà de ces deux constats, il nous faudra aussi comprendre pourquoi certaines centrales comme Saint
Alban ont voté à 65,79% et Belleville à 24,85%, dans un ensemble DPN qui a voté de façon moins importante que la moyenne. Tout comme il
faudra s'interroger sur le malaise des agents de la Direction Commerce qui n'ont voté
qu'à 34,95%. Comme nous l'avons promis pendant la campagne, les équipes CFDT vont aller à la rencontre des agents pour les aider à prendre leur place et faire entendre leur voix.
Le
vote électronique et son organisation imparfaite sont vraisemblablement en partie
responsables de cette faible participation. Ceux qui veulent imposer cette forme de vote oublient combien le vote physique est symbolique par le geste qu'il oblige à faire (se rendre dans le bureau de vote),
par sa confidentialité (on est seul dans l'isoloir) et par sa dynamique collective (on
va voter avec les collègues) alors que le vote électronique déshumanise un geste important. L'organisation de ce vote avec des codes
presque camouflés dans un courrier le plus neutre possible, avec des attentes extrêmement longues pour récupérer ces codes (parfois sans y arriver), avec des envois sans distinction de
listes des non votants tard dans chaque matinée a amplifié le phénomène. Enfin, aucune analyse n'est possible par entité
puisque nous n'avons accès qu'aux résultats globaux, donc pertes de repère pour les équipes syndicales mais aussi pour les agents.
Ajoutons à cela un contexte conflictuel à ERDF et dans certaines centrales nucléaires, un éloignement extraordinaire entre le vote et la mise en place de ce nouveau Conseil, une
campagne extrêmement courte et une crise qui amène un peu plus de défiance envers les
gouvernances et nous avons tout ce qu'il faut pour rater un rendez-vous pourtant important.
Espérons que les élections pour les CMCAS et la CAMIEG verront une participation massive des agents de nos entreprises.
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